expos

Festival de photographie qpn

C’est la question de l’invisible qui va être explorée ces deux prochaines années. En effet le sujet laisse entrevoir de nombreuses possibilités d’interprétations et, comme nous l’avions fait voici quelques années avec les deux opus « Nous » et « Je » de « Nature humaine », nous avons donc pris le parti de le décliner en deux volets.

Laurent Hasse

Le bonheur... Terre promise 

Film documentaire (2011 - 94 mn)

 

L’idée de départ est simple, elle consiste à effectuer une traversée de la France, seul et à pied, avec pour tout bagage une caméra. C’est l’itinéraire que Laurent Hasse a choisi pour son film. Il a décidé de suivre le tracé de la «Méridienne verte», ligne imaginaire et symbolique qui traverse le pays de la frontière espagnole à la mer du Nord. 

 

Une seule et même notion habite son expédition : une réflexion sur le bonheur et le sens de la vie. Au gré de ses rencontres, toujours fortuites, Laurent Hasse aura comme seule ambition d’aller vers l’Autre pour questionner et tenter de voir si la perception que l’on se fait du bonheur évolue au gré du voyage, des rencontres, des situations et de l'environnement géographique.

 

 

Katherine Wolkoff

Deer Beds

 

“La métaphore qui domine en photographie est celle de la chasse. Les photographes mitraillent et même traquent leurs sujets ; dans le travail de Katherine Wolkoff, c’est l’absence même de la proie qui devient le sujet du projet.

 

 

Lors de ses balades dans les champs de Block Island, au large de Rhode Island, Katherine Wolkoff recherche les lits des daims, ces zones de hautes herbes couchées que les daims créent pour dormir. Parce que les daims sont des animaux craintifs, on a du mal à les imaginer suffisamment détendus pour faire la sieste, mais parfois Wolkoff suit la piste des daims uniquement pour les faire détaler juste avant qu’elle n’arrive.

 

Projet Participatif

Le bonheur est dans l’album 

 

Pour cette édition du festival questionnant la représentation du bonheur dans la photographie, nous avons décidé de lancer un projet participatif afin que chacun puisse contribuer à former un album collectif, une collection anonyme d’instants heureux !

L’occasion de se replonger dans les albums de famille mais aussi de compulser leurs plus contemporaines occurrences, dorénavant conservées sur supports numériques et diffusées sur les réseaux sociaux.

Une bienheureuse collecte qui est restituée de façon presque exhaustive sous forme de diaporama et dont nous avons extrait 150 images présentées dans une installation opérant des typologies.

 

Une sociologie visuelle et approximative du bonheur !

 

Mazaccio & Drowilal

Nunuche

Le duo d’artistes Mazaccio et Drowilal (Élise Mazac dite Mazaccio et Robert Drowilal) aime sortir les images de leur contexte, créer de nouvelles histoires, mélanger les situations et jouer avec.

Leur série «Nunuche» a commencé quand Élise a retrouvé les papiers essuie-tout qu’elle collectionnait étant enfant. Sur ces carrés de papier absorbant sont imprimés des motifs végétaux figurant, arbres, plantes, fruits, mais aussi des paysages maritimes, scènes de plage ...

Ces petits chiffons de papier destinés à ne servir qu’une fois avant d’être jetés vont être détournés de leur fonction et confortés dans leur statut d’objet de collection.

Les deux artistes choisissent d’y coller des images un peu désuètes de nudistes saisis dans diverses activités de sport et loisirs.

 

Aux côtés des collages originaux  encadrés sont présentés des agrandissements de très grand format réalisés sur bâche.

 

 

Pierre Jamet

Au-devant de la vie

 

Dès l'enfance, Pierre Jamet a eu deux passions : la chanson, qui deviendra après la seconde guerre son activité rémunératrice et la photographie qui restera son hobby tout au long de sa vie.

 

Au tout début des années 30, autodidacte consciencieux, c'est à l'aide des livres qu'il apprend la technique photographique et dans sa salle de bain qu'il organise son premier labo. Plus tard, il s'installera un atelier plus spacieux dans le quartier Montparnasse.

 

 

Dans la décennie d'avant-guerre, bien que matériellement difficile, la vie de Pierre Jamet est  remplie d'activités variées :  radio de bord dans la marine marchande, danseur dans la compagnie de ballets de Hans Weidt, chanteur dans la chorale de l'A.E.A.R (Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires), directeur d'une colonie de vacances à Belle Île en Mer et, dès 1937, participant actif du mouvement des Auberges de jeunesse qui connaît, sous le Front populaire, un essor important. Sa vie se stabilisera après-guerre lorsqu'il deviendra un des membres du quatuor vocal « Les Quatre Barbus ».

 

 

Pierre Jamet

Joie de vivre

 

La QPN s’associe à la galerie YellowKorner de Nantes pour proposer un deuxième volet à l’exposition «Au devant de la vie» présentée à l’Atelier.

Des années 30 aux années 70, un parcours dans l’oeuvre du photographe, joyeuse collection de sauts, de baignades, de regards rieurs sélectionnés par sa fille Corinne Jamet Vierny ...

 

 

Autant de petits bonheurs retenus dans l’instantané d’une prise de vue bienveillante et complice !

 

 

Romain Leblanc

Ma vie est plus belle que la votre

 

La dernière série de Romain Leblanc s'éloigne, une fois n'est pas coutume, de la revisite de la représentation traditionnelle des mythes et des allégories ancestrales, pour s'intéresser aux figures de la modernité. Dans « Ma vie est plus belle que la vôtre », pas d'évocation de la Cène («  Le Dernier Repas », 2011) ou d'Adam et Eve (« la Ritournelle » en 2007 «  l'Echappée » en 2010) mais un travail sur la photo amateur et le selfie, qui interroge la place de Narcisse dans la culture contemporaine.

Chacun de nous ressent bien en quelque manière la mutation culturelle qui se joue dans l'apparition d'un profil inédit de l'individu, dans son rapport avec lui-même et avec son corps. Narcisse se définit par un désir inextinguible de plaire et d'être aimé ; et c'est ce qui pointe dans notre culture contemporaine. Le rapport à soi, sans doute né des mutations du libéralisme, implique un attachement inédit au bien-être, au désir de séduire, de plaire et de convenir aux autres. 

 

Raymond Meeks

Furlong

 

“L’espace, comme le temps, engendre l’oubli; mais il le fait en libérant nos corps de notre environnement et en nous rendant notre état primitif, détaché de tout ” Thomas Mann

 

 

À la fin de l’été 2015, j’ai découvert un lieu de baignade près de chez moi, à Durham, dans l’état de New York. J’ai alors commencé à le photographier. Entouré de falaises calcaires et alimenté par une cascade, ce point d’eau était devenu un lieu de rassemblement pour les adolescents et les jeunes étudiants.

 
 
Louis Matton

Objets autonomes (Notre-Dame-Des-Landes)

Prix QPN 2016

 

Objets Autonomes (Notre-Dames-des-Landes) est un ensemble de photographies d’objets et d’installations réalisées sur l’espace concerné par un projet d’aéroport, situé au nord de Nantes ; la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Les objets fabriqués in-situ, peuplant l’espace aux côtés des squatteurs, signalent leur territoire. Le travail photographique de Louis Matton, tente de dévoiler la plastique de cette matière d’expression, et d’offrir au spectateur l’expérience d’une circulation entre ces objets, et les occupants du territoire.

 

 

Carine Klonowski

The den of the Sun (Los Santos)

Before Sun Sets

 

Son travail se développe autour de questions relatives à l'image et à ses modes d'apparition, de réception, de transmission et de duplication. Elle en étudie et manipule les composantes essentielles - lumière, couleur, temps, figuration, abstraction. 

 

 

Carine Klonowski travaille principalement à partir de photographies et d'images numériques, qu'elle utilise comme matériau pour ses vidéos, installations, performances ou encore publications.

 

 

Géraldine Lay

Chroniques du dehors

Exposition photographique présentée par ESPHO en partenariat avec la QPN.

ESPHO est une association dont l’objet est le soutien a la création et a la diffusion de la photographie contemporaine, a travers la proposition d’expositions (la Petite Biennale Photographique) et de résidences d’artistes photographes. Dans le cadre des événements qu’elle organise, ESPHO s’attache a mêler les disciplines en y associant des artistes aux horizons artistiques divers (auteurs, musiciens, photographes, comédiens).

Dans le cadre des éditions 2008, 2010, 2012 et 2014 de la Petite Biennale Photographique qui se déroulait au château de la Groulais à Blain (44), Espho a mis en valeur les travaux photographiques d’artistes de renommée internationale et nationale.

 

En 2016, ESPHO a invite en résidence la photographe Géraldine Lay pour réaliser un travail sur la ville de Nantes et ses environs. Au fil de ses déambulations dans les rues et de ses rencontres, elle tisse une histoire entre réel et fiction.

 

 

Daesung Lee

Sur les rives de Ghoramara

Sur les rives de Ghoramara, série photographique, présente l’avenir incertain de la population de l’île indienne de Ghoramara menacée par la montée du niveau de la mer.

De l’eau à perte de vue et au centre, un habitant, seul, stoïque, comme enraciné sur le minuscule bout de terre que la mer n’a pas encore englouti. Il regarde le visiteur, silencieux, et pourtant il lui hurle l’injustice à laquelle il doit faire face. Bientôt, la terre qui l’a vu naître disparaîtra sous les eaux.

 

En ouvrant sa nouvelle saison culturelle sur le thème de l’eau avec les photographies de l’artiste sud-coréen Deasung Lee, le Passage Sainte-Croix, souhaite marquer les esprits. Son exposition Sur les rives de Ghoramara invite le visiteur à s’interroger sur la montée du niveau de la mer, conséquence du réchauffement climatique, alors que se tiendra la 22ème conférence des Nations unies sur le climat (COP22) au Maroc du 7 au 18 novembre.

 

 

Daphné Boussion

Augures

 

Bien loin de l’image documentaire, les photographies de Daphné Boussion sont toujours affranchies de tout repère et traversées d’une intense poésie. Sa pratique, singularisée par l’usage d’appareils amateurs, se distingue par la présence régulière d’un léger flou et le choix d’un cadrage très attentif. La façon de faire de l’artiste ne répond pas à la logique de l’élaboration d’une série. Si l’on a coutume de dire que l’occasion fait le larron, dans le cas de Daphné Boussion c’est la rencontre avec le sujet qui fait la photographe. Ses clichés s’accumulent au gré d’une temporalité variable, créant un ensemble d’images hétérogène.

Pour Augures, l’artiste a sélectionné un ensemble de photographies qui répondent de manière très personnelle à la thématique de la QPN 2016 : « Heureux qui... ». Elle a pris le parti de ne pas illustrer de manière littérale le bonheur, mais plutôt d’approcher une certaine symbolique. Elle propose alors de déchiffrer ses images tels des augures. A ce titre, l’artiste rappelle qu’à l’époque romaine, les augures étaient les devins chargés d’interpréter les signes de la nature.

 

Chacun se trouve libre de s’approprier et interpréter les images qui, aux yeux de l’artiste, évoquent « une allégorie, un bonheur simple » mais qui sont autant objectives que le bonheur peut être flou et fugace.

 

 

Jessica Todd Harper

 Home Stage

 

 

« Avant que j’aie des enfants, ma méthode de travail consistait largement à attendre que l’inspiration arrive. Mais pendant ma grossesse, pour la première fois ceci ne se produisit pas. Tout ce que je pouvais faire pour passer ma journée, c’était réfléchir sur l’art. Dès que les enfants sont arrivés (mes premiers enfants étaient jumeaux), j’ai été remplie du désir de faire à nouveau des photographies mais j’ai découvert que je devrais désormais l’imposer. Le sommeil, les douches et les repas entraient en compétition avec les images qui occupaient mon esprit. Une des premières que j’ai réalisées était un portrait de moi tenant Marshall dans la salle de bains, alors qu’il était âgé de quelques semaines. Je suis en chemise de nuit dans la maison de mes parents et j’ai (inconsciemment) copié un très ancien thème : la Vierge Marie à l’enfant Jésus. La lumière nous entoure et nous éclaire d’une manière qui suggère un moment miraculeux, céleste et très particulier. Mais la photographie s’inscrit dans le monde réel. Le miracle doit composer avec la fatigue et une salle de bains encombrée. »

 

 

Philippe Chancel, Edgar Martins,

Ambroise Tézenas, Patrick Tourneboeuf

Temps moderne

 

 

A l’occasion de la 20ème édition de la Quinzaine Photographique Nantaise, la galerie Melanie Rio propose le regard de quatre photographes de la galerie sur les périodes de prospérité économique aux Etats Unis et en Europe au 20ème siècle et en Chine dans les années 2000. 

 

 

Cette exposition questionne l’héritage de notre mode de développement économique, largement contesté et repensé aujourd’hui.

 

 

Joseph Charroy, Constance Decorde,

Myriam Héaulmé, Sidney Léa Le Bour,

Lola Reboud, Camille Hervouet & Grégory Valton 

Heureux qui...

 

 

La Galerie invite 7 auteurs : Joseph Charroy, Constance Decorde, Myriam Héaulmé, Sidney Léa Le Bour, Lola Reboud, Camille Hervouet et Grégory Valton.

Les images de ces 7 photographes reflètent des bonheurs inspirés par la rencontre, l’amour, la liberté et le bien-être. Une forme d’équilibre heureux.

Certains en font leur quotidien, d’autres doivent s’évader de ce dernier pour y goûter. 

 

 

Ces auteurs contemporains réunis au Rayon Vert, proposant des approches poétiques ou documentaires dans des contextes géographiques, environnementaux et culturels différents, révèlent la diversité des regards et des appréhensions du bonheur.

 

Résultat de recherche d'images pour "festival qpn photographie nantes 2017"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 

Publié le 12/08/2017


Mots clés :