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jeunesse

10:10

10:10 (2020)
Et si tous les enfants dansaient tout le temps ? Et si la cour était une scène aux danses entrecroisées ? Un carré de sable, trois danseurs, un musicien, une course au ralenti et… un, deux, trois, go ! C’est parti pour une heure de disputes, de jeux de ballon, de marelles, de dessins dans le sable…

Tirer une tresse, jouer à saute-mouton, mettre ses doigts dans le nez, dribbler, bouder, sauter les uns sur les autres et se rouler par terre : toute l’énergie enfantine se décline en chorégraphies tantôt suspendues, tantôt acrobatiques, au son de la batterie et de rumeurs lointaines, de rigolades ou de chuchotements.

Un spectacle qui sublime, avec brio et joie de vivre, le talent qu’ont les enfants d’inventer toutes sortes de jeux au départ de presque rien… Où chacun se reconnaîtra.

 Jouissif !

 

Une expérience poétique et sensorielle qui prolonge et transforme leurs jeux quotidiens et leurs imaginaires.

Pour créer 10:10, la chorégraphe Caroline Cornélis est partie d’un certain nombre d’intuitions, en forme d’hypothèses. Là où la classe serait davantage le lieu de l’apprentissage, de l’immobilité,
de la contrainte et de l’autorité de l’enseignant, la cour de récréation serait quant à elle – au moins potentiellement – le lieu de la découverte, de la liberté, du mouvement et de l’autonomie.
Pour les enfants d’aujourd’hui, tout comme pour ceux que nous avons été, la cour reste cet endroit où nous retrouvons – pour quelques instants – la liberté du jeu, contrepoint de ces heures captives où les esprits et les corps apprennent la patience de l’étude. En outre, la cour est également ce lieu où le chaotique côtoie le poétique et où, entre les deux, se déploient pulsions et impulsions, limites et transgressions, territoires et aventures, poches de chaos et oasis de quiétude.

Dans ce microcosme à la fois opaque et familier, les enfants s’organisent entre eux, (s’)inventent, luttent ou se replient. L’espace grouille et fourmille d’actions, de sons et de sensations.

En s’immergeant dans cet espace, Caroline Cornélis et ses interprètes interrogent la matière qui y est nichée. Spontanément, de nombreuses composantes de la cour de récréation apparaissent comme de précieux combustibles chorégraphiques : le jeu, les relations, les asymétries, l’anarchie relative, les enjeux de pouvoir et de domination, sans même parler de l’animalité qui se réveille parfois chez les enfants, dans les interactions qu’autorise – ou impose – la récréation.

La Cie Nyash

 

Un spectacle de Caroline CORNÉLIS
Avec : Julien CARLIER, Colin JOLET et Agathe THÉVENOT ou Fanny BROUYAUX
Crée avec : Julien CARLIER, Colin JOLET, Tom MALMENDIER et Agathe THÉVENOT
Regard dramaturgique : Isabelle DUMONT
Regard extérieur : Marielle MORALES
Direction musicale : Claire GOLDFARB
Création lumière et régie : Frédéric VANNES
Scénographie : Anne MORTIAUX
Costumes : Aline BREUCKER
Photo : Alice PIEMME

Publié le 23/11/2020


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